L’environnement s’empare du Grand Palais ! Du 30 janvier au 1er février, le ChangeNow summit a installé ses stands upcyclés pour accueillir plus de 1000 solutions venues de tous les coins du monde.
Etaient présentées des solutions dans tous les domaines : la mode avec Courbet, une marque française de bijoux de luxe ornés de diamants 100% traçables et recyclés, le zéro déchet avec Trizzy, un assistant qui nous aide à valoriser nos déchets ou l’alimentation avec Réseau Vrac, une association interprofessionnelle pour le développement de la vente en vrac.
En plus du village d’expositions, de nombreux ateliers et conférences ont mis en lumière des problématiques du changement. Au programme samedi, le cinéma à impact ! De nombreuses conférences ont abordé la façon de créer des contenus plus durables (éco-production et nouveaux récits) et de leur offrir une plus grande visibilité (distribution et nouveaux formats (VR)).
Un après-midi qui a rassemblé un riche panel d’intervenant.e.s français.e.s et internationaux.les et une diversité de profils dans le public nombreux et attentif (professionnel.le.s de l’audiovisuel, porteurs de messages, étudiant.e.s…).
L’après-midi s’est conclu par une série de pitchs de projets audiovisuels à impact devant un jury d’experts.
La table ronde “The role of Fiction to accelerate change” sur les nouveaux récits était modérée par le réalisateur François-Régis Jeanne. Morgane Baudin est intervenue aux côtés de Marine Schenfele, directrice RSE du Groupe Canal+, Marilou Signolet programmatrice du Festival Atmosphères et Rhoda Wainwright co-fondatrice de Fiction changing the world.
La mission de Fiction changing the world est de réduire l’impact environnemental des tournages et de créer des récits qui sensibilisent le public au développement durable. Le principal enjeu évoqué par Rhoda Wainwright pendant cette table ronde, était de réussir à écrire des récits qui bien que s’appuyant sur des apports scientifiques restent les plus réalistes et divertissants possible.
Après le succès de sa Création Décalée, L’Effondrement, production responsable à laquelle Pixetik et ses marques ont contribué, le Groupe Canal+ veut réaffirmer sa volonté de s’emparer des enjeux environnementaux et cherche à mettre en avant des nouveaux récits. Marine Schenfele a annoncé le lancement d’un appel à projet de récits à impact On s’adapte. Cette nouvelle a ravi les auteur.rices présent.e.s dans le public !
En plus de la visibilité qu’elle offre aux acteurs du changement, Pixetik apporte un financement aux productions. Cela permet l’émergence de nouveaux récits de fiction qui mettent en lumière des solutions pour la planète et ainsi sensibilisent très concrètement le public.
Le Festival Atmosphères fait quant à lui le lien entre l’univers des sciences et le cinéma et met en avant des solutions avant-gardistes. Pour sa prochaine édition du 6 au 11 octobre 2020, il projettera comme à son habitude des films à impact, engagés pour l’environnement.
La volonté exprimée par tous : montrer des futurs durables et désirables dans la fiction plutôt que des futurs terrifiants proposés par les films catastrophes qui se sont déjà eux emparés des enjeux environnementaux.
Grâce au pouvoir de l’audiovisuel, ces récits accéléreront l’adoption de nouveaux comportements durables.
Morgane Baudin a également modéré la table ronde “Eco-production” qui rassemblait :
Emellie O’Brien, fondatrice et CEO d‘Earth Angel, entreprise américaine fondée en 2013, pionnière de l’éco-production de films et séries aux Etats-Unis.
Andrew Robinson, consultant chez Green Spark Group, entreprise de conseil qui accompagne aussi bien les tournages (The X Files, The Man in the High Castle…) que les organisations audiovisuelles (HBO, Creative BC) dans leur stratégie éco-responsable.
Mathieu Delahousse, co-fondateur et président de Secoya Eco-tournage, qui propose depuis 2018 aux sociétés de production audiovisuelles de rendre leurs tournages plus écologiques.
Caroline Darmon, directrice RSE de Publicis Groupe, premier groupe mondial de communication.
Chacun a expliqué comment ils favorisent l’éco-production sur les tournages. Secoya Eco-tournage a rappelé les déchets évités et les économies réalisées sur les productions accompagnées, notamment sur la dernière saison de la série phare de Canal+ Baron Noir. Ils ont également permis à Publicis lors de la campagne publicitaire Garnier Bio de diviser par 8 les émissions carbone du tournage.
Nous avons appris avec Emellie O’Brien que, si les tournages américains engagent depuis plus longtemps des eco-managers, les clauses de confidentialité rendent difficiles la communication des initiatives d’éco-production, pourtant très positives.
Trois leviers semblent essentiels pour le développement de l’éco-production dans les trois pays : une législation contraignante, l’éducation autour des enjeux environnementaux et la promotion des initiatives qui peuvent être proposées, notamment par Earth Angel, Secoya Eco-tournage, Green Spark Group ou Pixetik.
À l’issue de cette table ronde, le Creative Industries Pact for Sustainable Action a été présenté par Andrew Robinson. Cette Charte a été développée pour encourager les acteurs du secteur à s’engager concrètement dans une démarche durable. Elle permet également de rassembler les initiatives existantes et de partager les expériences. De nombreux professionnels dans le public l’ont signé, dont Pixetik.
Le travail pour sensibiliser et inspirer de nouveaux comportements ne fait que commencer, notamment auprès du public non-averti. Le ChangeNow summit a permis d’accélérer le mouvement en rassemblant les acteurs qui se battent déjà pour une même cause.
Des solutions existent et des nouveaux récits émergent !